Le gouvernement mexicain a établi une clôture militarisée pour empêcher le passage de milliers de personnes qui sont arrivées à sa frontière sud. C’est la première fois qu’une opération de cette nature est déployée, totalement sous le contrôle de l’Armée. La stratégie a été remise en question car en fait le Mexique devient le mur migratoire que les États-Unis attendent depuis des décennies.
Le gouvernement mexicain a établi une clôture militarisée pour empêcher le passage de milliers de personnes qui sont arrivées à sa frontière sud. C’est la première fois qu’une opération de cette nature est déployée, totalement sous le contrôle de l’Armée. La stratégie a été remise en question car en fait le Mexique devient le mur migratoire que les États-Unis attendent depuis des décennies.
La fouille des véhicules, comme c’est le cas pour la plupart de ceux qui ont l’intention de quitter la région frontalière avec le Guatemala, fait partie d’une vaste opération du gouvernement fédéral pour tenter d’empêcher les migrants sans papiers de se déplacer vers le nord du pays.
Depuis janvier 2021, plus de 13 000 éléments de l’armée, de la marine, de la GN et de l’INM ont été déployés en permanence, formant une clôture militarisée pour enfermer virtuellement des milliers de nouveaux arrivants d’Haïti, d’Amérique centrale, d’Afrique et d’autres régions.
La clôture officielle est située sur toutes les routes et les sites de passage des frontières. Et, du moins pour les autorités, cela semble payant. Plusieurs anneaux de sécurité ont été établis dans ces entités pour contrôler le flux migratoire, reconnaît le secrétaire à la Défense nationale, Luis Cresencio Sandoval González.
Tout au long de 2021 et dans les premiers mois de cette année, beaucoup ont tenté de quitter le sud-est avec des caravanes organisées depuis Tapachula. La plupart ont cependant été dissoutes par la Garde nationale et l’INM.
De janvier 2021 à mars de cette année, l’INM a envoyé 93 055 migrants à Guatemala par voie terrestre, selon les données de l’Institut guatémaltèque des migrations (IGM). Les migrants de différents pays dont Haïti ont été transportés dans 2 226 bus et livrés aux bureaux de douane d’El Ceibo, Tecún Umán et El Carmen.
A cela s’ajoutent les déportations par avion. L’IGM rapporte qu’au cours de la même période, 8 692 personnes ont été envoyées dans ce pays par voie aérienne sur des vols affrétés par le gouvernement mexicain.
Pour les migrants haïtiens, le dernier rapatriement du Mexique vers la capitale haïtienne remonte au 6 octobre 2021, toutefois plusieurs milliers de migrants haïtiens ont été expulsés à Guatemala par l’Institut Nationale de Migrations.
Ducasse Mackendy


