Pierre Espérance accuse nommément Michel Martelly de vouloir l’assassiner

CTN News

Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a nommément accusé mercredi Michel Martelly de tout faire pour l’assassiner, invoquant plusieurs rencontres organisées directement ou indirectement, en Floride (Etats-Unis), et en Haïti, par l’ancien président haïtien.

« En 2021, trois mois avant l’assassinat de Jovenel Moïse, le parrain (Michel Joseph Martelly) a organisé une réunion à Miami avec son clan pour attaquer le RNDDH et m’assassiner », a déclaré M. Espérance. Le militant des droits humains a indiqué que Michel Martelly, « après avoir pris son filleul (Jovenel Moïse) », s’est momentanément arrêté avant de revenir à la charge en janvier dernier.

Le responsable du RNDDH a fait savoir que Michel Martelly avait même dit à ses hommes que le plus gros cadeau que ces derniers pouvaient lui offrir à l’occasion de son anniversaire en février dernier c’était de le tuer.

Pierre Espérance a fait état d’une autre rencontre organisée dans un studio à Kenscoff sous l’égide d’un baron du Parti Haïtien Tèt Kale, indiquant le réseau national de défense des droits humains a adressé le 18 mars dernier une correspondance à la police judiciaire dans laquelle l’organisation a communiqué des informations dont il dispose au sujet des personnes ayant participé à cette rencontre. M. Espérance a déploré que la DCPJ n’ait donné aucune suite à cette correspondance environ trois semaines après.

« Comme ils (Michel Martelly et ses hommes du PHTK) sont tout puissants, ils ont leurs gangs et sont dans le confort avec le pouvoir d’Ariel Henry qu’ils ont imposé donc ils veulent nous attaquer. Nous n’allons pas vivre à genoux, nous préférons mourir debout », a déclaré Pierre Espérance.

En début de semaine, la directrice de programme du Réseau national de défense des droits humains, Marie Rosie Auguste Ducénat, a dénoncé un plan visant à assassiner le directeur exécutif de l’organisation Pierre Espérance. Elle a déclaré que 13 personnes dont l’ex-Directeur général du Ministère de l’intérieur Fednel Monchéry, membre influent du PHTK, seraient impliquées dans ce complot.

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