Marine Le Pen, ou l’illusion de la puissance française

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C’est au moment précis où les pays membres de l’Union européenne renouent avec un réel esprit d’unité face à la menace extérieure que Marine Le Pen propose une politique résolument souverainiste et indépendante. Un projet à contretemps, donc, qui le rend d’autant plus singulier.

Pour elle, il ne s’agit ni plus ni moins que de restaurer « la place singulière » de la France au sein du « concert des nations », un terme qu’elle préfére à « la communauté internationale ». Comme elle l’a clairement fait savoir lors d’une conférence de presse à Paris le 13 avril, face à quelques 160 journalistes, la plupart issus de la presse étrangère, elle veut rompre avec la tendance au multilatéralisme incarnée notamment par l’Union européenne au bénéfice de « la défense urbi et orbi de l’intérêt national, c’est-à-dire ce qui est bon, nécessaire et utile à la France ».

La possibilité d’un « Frexit » ?

Pour elle, « la France est une nation à part », qui aurait un « rôle spécifique dans le monde » et serait « une grande puissance », grâce notamment à l’arme nucléaire. Refusant l’impérialisme et le colonialisme d’antan, elle croit à l’influence positive de la France sur les cinq continents. Pour appuyer l’idée du rôle particulier de la France, elle n’a pas hésité à citer le pape Jean-Paul II, qui avait lancé cette question en 1980 au Bourget : « France, fille aînée et éducatrice des peuples es-tu fidèle pour le bien de l’homme à l’alliance avec la sagesse éternelle ? »

Parmi ses propositions, il faut d’emblée noter le profond changement du rôle de la France au sein de l’Union européenne. Si elle a affirmé qu’elle ne veut pas en sortir – un but qu’elle poursuivait encore en 2017 – ses mesures concrètes semblent mener droit à un « Frexit ».

En particulier, elle refuserait que le droit européen prime sur le droit national, un des…

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