La crise financière va s’étendre à l’économie avec une contraction du PIB estimée entre 5 et 7% en 2022 selon les prévisions des milieux financiers.
“Je trinque à la mort de la Bourse russe, je vais travailler comme “père Noël””. Sur la chaîne d’information russe en continu RBK, l’économiste et trader Alex Butmatov a fait sensation. L’expert des marchés a en direct sorti une bouteille d’alcool pour en boire une rasade au goulot laissant la présentatrice un instant sans voix.
Cette intervention traduit le désarroi des investisseurs et plus globalement des milieux financiers qui voit leur système s’effondrer depuis quelques jours.
“Provoquer l’effondrement de l’économie russe”. La formule de Bruno Le Maire prononcée ce mardi sur France Info a fait le tour de la planète. Alors que les sanctions continuent de pleuvoir sur le pays de Vladimir Poutine et de ses alliés, l’économie russe commence à être très sérieusement secouée.
Première victime de la guerre économique menée par les puissances occidentales mais aussi par le Japon ou la Corée du Sud, le rouble continue sa descente aux enfers avec une chute de plus de 10% ce jeudi. La monnaie russe est tombée à un plus bas historique face au dollar et à l’euro, après la décision des agences de notation Fitch et Moody’s de déclasser la note souveraine de la Russie en catégorie spéculative.
117 roubles pour un dollar
A 11h30 ce jeudi, il fallait plus de 117 roubles pour faire un dollar contre 75 au 1er janvier. Une chute moins forte par rapport à l’euro mais un taux de change équivalent à celui du dollar ce jeudi matin (1 euro pour 117 roubles).
Pour tenter de soutenir sa monnaie, la Banque centrale russe a imposé une commission de 30% sur les achats de devises étrangères par des individus et sur les opérations de change, ce qui n’a pas empêché pour le moment le rouble de poursuivre sa dépréciation. Plus tôt dans la semaine, l’institution avait brutalement relevé son taux…


