Participant à l’assemblée générale de l’organisation socio-politique Initiative patriote Marien le mercredi 10 août 2022 dans la commune de Sainte-Suzanne, le président élu de l’accord de Montana, l’économiste Fritz Alphonse Jean a demandé à la population de continuer à se mobiliser afin de s’emparer du pouvoir.
L’ancien gouverneur de la banque centrale qui s’est dit favorable à la négociation depuis son élection, croit que les rapports de force jouent un rôle majeur dans les pourparlers avec le pouvoir, pour faire avancer les choses. « Personne ne vous apportera le pouvoir sans une démonstration de force » a expliqué Fritz Alphonse Jean.
Selon le président élu de l’accord Montana, les retards constatés dans l’avancement des négociations avec le pouvoir de facto d’Ariel Henry sont les résultats de l’absence de cette force populaire sur le macadam.
Fritz Alphonse Jean en a profité de son passage dans le nord-est du pays, pour interpeller ceux qui, dit-il, utilisent les jeunes des quartiers défavorisés pour alimenter l’insécurité, le kidnapping et la criminalité à des fins électoralistes. De l’avis de l’économiste, les jeunes armés de ces quartiers populaires ne sont pas les seuls responsables de l’insécurité dans le pays, il faut regarder également ceux qui sont derrière eux.
La recrudescence de l’insécurité, le kidnapping et la criminalité dans le pays sont contraires à la volonté de nos ancêtres, relate Fritz Alphonse Jean. ”L’imaginaire collectif de nos pères fondateurs qui fait de Haïti une terre de liberté pour tous les êtres humains peu importe son origine et sa nationalité est en voie de disparition quand nous kidnappons des personnes pour les réduire en esclavage”, déplore l’économiste.
Le président élu de l’accord Montana Fritz Alphonse Jean a insisté sur la nécessité de mettre en place une transition de rupture capable de restaurer l’autorité de l’État. ”Haïti est le pionnier en matière de droits de l’homme, il est inconcevable que les droits de la personne soient systématiquement violés dans le pays” a fait remarquer l’homme politique.
Il faut souligner que les négociations entre les signataires de l’accord Montana et le pouvoir en place sont au point mort après trois rencontres pour définir une feuille entre les deux parties.


