Opération policière contre les gangs Viv Ansanm: encore des bras droits tombés

André Louis
Categories: Français Haïti

Port-au-Prince, 1er mars 2025 – Samedi, la Police nationale d’Haïti (PNH) a lancé une vaste opération dans le quartier de Bas-Delmas, bastion de la coalition armée “Viv Ansanm” dirigée par Jimmy Chérisier, alias “Barbecue”. Sous la direction du Commandant en chef Normil Rameau, plusieurs unités spécialisées ont été mobilisées pour neutraliser les groupes criminels qui terrorisent la population.

Selon le porte-parole adjoint de la PNH, Lionel Lazare, qui s’est exprimé auprès de la rédaction de Caribbean Television Network (CTN), plusieurs membres de la coalition ont été mortellement blessés au cours d’intenses échanges de tirs avec les forces de l’ordre. Des armes de grand calibre ont également été saisies.

Cette offensive survient alors que les gangs armés ont récemment multiplié les attaques contre les civils et les forces de l’ordre, notamment à Delmas. Face à cette recrudescence, la PNH semble vouloir réaffirmer son autorité et restaurer l’ordre.

“Les opérations vont se poursuivre afin d’éradiquer la menace que représentent ces groupes armés pour la population”, a déclaré Lionel Lazare à CTN, soulignant la détermination de la police à reprendre le contrôle des zones sous l’emprise des gangs.

Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a annoncé l’opération en cours, mettant en avant le rôle du “Task Force”, récemment créé par la Primature et le CPT. “Nou pa p pèdi lafwa!” a-t-il conclu, précisant que plusieurs bandits avaient été stoppés. Cependant, son communiqué n’a fait aucune mention du directeur général de la PNH, Normil Rameau, un fait qui n’est pas passé inaperçu.

Cette omission a été interprétée par certains observateurs comme un nouveau signe de tension entre le chef du gouvernement et la haute état major de la police nationale d’haiti. Interrogés par CTN, plusieurs citoyens ont exprimé leur frustration face à ce qu’ils perçoivent comme un mépris du Premier ministre envers la police et la population.

“Le pays est à feu et à sang, la police se bat avec les moyens du bord, et le gouvernement ne montre aucun soutien clair. C’est révoltant,” a confié un habitant de Delmas sous couvert d’anonymat.

André Louis
Caribbean Television Network (CTN)

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