Un Juge fédéral a provisoirement suspendu l’initiative de l’administration Trump visant à interrompre le programme américain d’accueil des réfugiés, validant ainsi la position des associations ayant contesté cette directive présidentielle signée dès le début du mandat de Donald Trump.
Le juge fédéral de district Jamal Whitehead a considéré dans sa décision que les mesures du président Trump constituaient une « invalidation effective de l’intention du Congrès » concernant la politique d’accueil des réfugiés.
“Le président dispose d’une importante latitude… pour interrompre l’admission des réfugiés,” a indiqué Whitehead. “Néanmoins, cette autorité n’est pas sans limites”, a précisé le magistrat selon les informations rapportées par The Hill.
Cette décision prononcée depuis le tribunal accorde une suspension provisoire de l’ordre exécutif, empêchant son application directe.
Le décret signé par Donald Trump instaurait une interruption de 90 jours du traitement des demandes d’asile, permettant à l’administration d’évaluer si l’accueil de réfugiés était dans “l’intérêt des États-Unis”. Cette mesure accordait au président l’autorité exclusive de déterminer la reprise des admissions.
Cette disposition a été contestée par diverses organisations, incluant Church World Service, Lutheran Community Services Northwest, et HIAS (anciennement Hebrew Immigrant Aid Society). L’action en justice concernait non seulement la suspension du programme, mais également l’arrêt brutal des financements des organismes assistant les réfugiés, y compris ceux arrivés sous l’administration Biden.
Neuf réfugiés figuraient également parmi les plaignants dans cette affaire. Ils font partie des personnes exclues du programme, un groupe incluant de nombreux réfugiés irakiens et afghans, rapporte The Hill.
Avant même l’entrée en vigueur officielle de l’ordre présidentiel, le département d’État avait interrompu les vols de réfugiés, déclarant collaborer avec ses partenaires pour “suspendre les arrivées de réfugiés aux États-Unis et arrêter les procédures de traitement”. Toutefois, dans une autre affaire comparable initiée par des évêques catholiques, un juge fédéral a refusé la semaine précédente de rétablir le financement du programme d’aide aux réfugiés.


