Comme annoncé, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans les rues de la capitale à l’occasion du 35ème anniversaire de la constitution de 1987. Des jeunes, des représentants de la société civile et des leaders politiques ont été remarqués sur le macadam. L’objectif principal visait à dire non à l’insécurité grandissante notamment le kidnapping.
Après la traditionnelle cérémonie habituelle, les manifestants ont emprunté l’autoroute de Delmas. Ils étaient vêtus de t-shirts et de pancartes ayant des inscriptions dénonçant l’insécurité, la cherté de la vie, et l’ingérence du gouvernement américain dans les affaires internes du pays. Ce public majoritairement jeune a promis de poursuivre avec ses revendications jusqu’à ce que le gouvernement de facto d’Ariel Henry apporte une solution au phénomène de l’insécurité qui règne partout à travers le pays.
Arrivées au carrefour de Delmas 32, les unités spécialisées de la PNH ont imposé leur force, pour empêcher les manifestants de prendre la direction de Pétion-ville. Les protestataires ont du coup critiqué sévèrement le gouvernement, accusé d’avoir mobilisé des policiers pour les empêcher de manifester librement. Ils invitent leurs compatriotes à prendre leur responsabilité face au fléau du kidnapping.
À défaut de Pétion-ville, les manifestants ont parcouru la route de Delmas 32.
Sur le parcours, des personnes vivant avec un handicap ont également été remarquées. C’était l’occasion de revendiquer leur intégration dans tous les secteurs de la vie nationale et de réclamer de meilleures conditions de sécurité.
Elles ont plaidé pour la mise en place des programmes sociaux dont des logements, des accompagnements comme il est stipulé dans l’article 38-8 de la constitution. Ils ont, dans la foulée, appelé les autorités à assumer leur responsabilité face aux personnes handicapées en assurant notamment leur protection.
Le leader du parti UNIR Clarens renois, accompagné de plusieurs membres de son bloc politique, en a profité pour inviter les acteurs politiques à se mettre ensemble pour trouver une solution à la crise haïtienne. Ariel Henry n’est pas le seul responsable du mal du pays a fait remarquer le journaliste devenu homme politique.
Dans plusieurs régions du pays, il y a eu des manifestations de citoyens qui ont exprimé leur désarroi face à la dégradation de la situation sécuritaire.
La ville des Cayes a aussi manifesté mardi 29 mars 2021 contre le climat de terreur instauré dans le pays avec notamment la multiplication des actes de kidnapping et d’assassinat.
Les manifestants ont fait irruption au niveau de l’aérogare Antoine Simon. Une personne a été blessée mortellement par balles et un petit avion humanitaire a été partiellement incendié.
À Jacmel, ils étaient plusieurs centaines, à crier leur colère contre l’insécurité, le Kidnapping et la vie chère, entre autres.
Des commerçants et des personnalités d’autres secteurs de la ville ont dit non au banditisme tout en menaçant de fermer l’aéroport de Jacmel.
Ce mardi 29 Mars, les activités de la ville de Jérémie étaient quasiment paralysées à l’occasion de la journée de protestation lancée contre l´insécurité par des organismes de la société civile haïtienne. Les magasins, les écoles et les institutions publiques étaient majoritairement fermés.
Aucun incident majeur n’a été enregistré lors de la manifestation à Port-au-Prince, Jacmel et Jérémie, lors de ce mouvement lancé par des leaders de la société civile mais que des politiciens ont voulu accaparer.
Une journée réussie tout de même de l’avis des organisateurs qui se réjouissent du retour en masse de la population à travers les rues. Ce qui n’a pas été le cas depuis quelque temps.
Seul aux Cayes, un incident regrettable est survenu avec la mort d’un citoyen qui était en train de se battre pour le respect de ses droits. En plus de la destruction du petit avion humanitaire.
Faut-il signaler que la lutte contre l’insécurité et le kidnapping ne doit pas s’arrêter en une simple marche. La population doit mieux s’organiser pour contrecarrer les bandits armés qui détruisent et décapitalisent les familles.


