Le nouveau parti politique dénommé « avek jezi nou kapab chanje ayiti » AJCH s’oppose à l’entrée en vigueur du nouveau code pénal haïtien prévue le 24 juin prochain.
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 17 juin 2022, le président du parti Enous Jean Batiste ne mâche pas ses mots pour décrire les tactiques utilisées pour encourager certaines pratiques amorales de société.
Il soutient que le nouveau code pénal est une attaque contre la culture et les valeurs morales de la société haïtienne tout en invitant les secteurs clés de la vie nationale à les défendre.
Le président de l’AJCH a souligné plusieurs articles du nouveau code pénal qui, dit-il, doivent être retirés du document, notamment les articles 304 et 471 qui diminuent l’âge de la maturité sexuelle à 15 ans et encourage la prostitution des mineurs. Le dirigeant politique analyse également l’article 468 qui autorise les mineurs à consommer de l’alcool à l’âge de 15 ans alors que l’article 405 légalise les rapports sexuels entre les membres d’une même famille et l’article 305, pour sa part, autorise des rapports sexuels entre homme et animal.
Après les considérations faites par Enous Jean Baptiste, président du parti ”avek jezi nou kapab chanje ayiti”, il demande aux membres du gouvernement de facto d’Ariel Henry d’analyser en profondeur ce nouveau code pénal qui, dit-il, a déjà créé la polémique au sein de la société.
« Le pays n’a pas besoin d’une loi qui encourage l’immoralité, la nation a besoin des écoles, des hôpitaux, des mesures sécuritaires pour diminuer le kidnapping et les cas d’assassinats , de l’électricité pour faciliter le développement, de l’eau potable qui devient de plus en plus rare dans les quartiers défavorisés, ainsi que des infrastructures routières pour connecter tous les départements » a martelé Enous Jean Baptiste.
À quelques jours de la date du 24 juin devant marquer l’entrée en vigueur du nouveau code pénal publié par l’ancien président Jovenel Moïse, plusieurs secteurs de la vie nationale commencent à sortir de leur mutisme pour faire obstacle à la publication du document.
Beaucoup estiment que l’application de ce nouveau code pénal peut déclencher la colère chez la population.


