Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026, organisé ce vendredi à Washington, a officiellement placé Haïti dans le groupe C, aux côtés de trois adversaires de niveau mondial : le Brésil, le Maroc et l’Écosse. Un groupe relevé, qui promet un défi immense mais historique pour les Grenadiers.
Les Haïtiens affronteront d’abord le Maroc, avant de croiser le chemin du Brésil, quintuple champion du monde, puis de conclure la phase de groupes contre l’Écosse. Pour une équipe qui signe son grand retour sur la scène mondiale, l’enjeu sera double : tenir tête à des puissances établies et démontrer que sa qualification ne doit rien au hasard.
Haïti retrouve la Coupe du monde après 51 ans
Ce tirage au sort intervient dans un contexte historique pour Haïti : les Grenadiers disputeront leur première Coupe du monde depuis 1974, soit plus d’un demi-siècle d’attente.
La dernière participation d’Haïti remonte à l’édition allemande de 1974, marquée par le but légendaire d’Emmanuel Sanon face à l’Italie, mettant fin à une série d’invincibilité de plus de 1 000 minutes pour la Squadra Azzurra. Malgré trois défaites, cette épopée demeure l’un des plus grands souvenirs sportifs du pays.
Depuis, les tentatives de qualification ont été entravées par des défis structurels, économiques et politiques. Mais la génération actuelle, constituée de joueurs évoluant dans des championnats professionnels en Europe, en Amérique du Nord et dans la Caraïbe, a réussi l’exploit tant attendu : replacer Haïti sur la carte du football mondial.
Un défi immense, mais une opportunité historique
Haïti aborde ce tournoi dans la peau de l’outsider. Affronter trois styles de football aussi différents — la créativité brésilienne, l’organisation marocaine et l’intensité écossaise — représente un défi considérable.
Mais cette équipe haïtienne a démontré une combativité rare au cours des éliminatoires, portée par :
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une cohésion retrouvée,
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une diaspora fortement mobilisée,
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une stabilité technique progressive,
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une motivation historique liée à la première qualification depuis 51 ans.
De nombreux analystes estiment qu’Haïti pourrait surprendre, à condition de capitaliser sur sa vitesse, son pressing et son potentiel offensif.
Dans les rues de Port-au-Prince comme au sein de la diaspora — à Miami, Montréal, New York ou Boston — l’annonce du groupe C a provoqué un mélange de fierté, d’excitation et de prudence.
Pour beaucoup, ce tirage difficile n’enlève rien à l’ampleur du moment : Haïti retrouve enfin la plus grande scène sportive du monde.


