L’administration Trump a reporté, sine die, son initiative visant à bloquer l’accès au territoire américain aux citoyens des pays considérés non conforme aux standards de contrôle américains. Cette initiative, prévue dans le cadre d’une ordonnance signée par Donald Trump dès sa prise de fonction, devait être appliquée avant le 21 mars.
D’après USA TODAY, le département d’État a indiqué poursuivre l’élaboration du rapport devant justifier ces restrictions, sans toutefois préciser le délai de finalisation. L’ordonnance présidentielle visait à repérer les nations dont les ressortissants risqueraient un refus d’entrée aux États-Unis en raison d’une collaboration insuffisante en termes de sécurité et d’échange de données.
Un ensemble de plus de 40 nations, comprenant Haïti, Cuba, le Venezuela, l’Iran et la Russie, faisait l’objet d’une évaluation. Cependant, aucune communication officielle n’a suivi l’échéance, et la représentante du département d’État, Tammy Bruce, a confirmé l’abandon de cette date butoir.
Bruce a précisé lors d’une conférence que l’échéance fixée par Trump n’était qu’une « date indicative » et qu’aucun nouveau délai n’avait été établi. Face aux questions sur ce report, elle est restée évasive tout en assurant la poursuite du processus, selon USA TODAY.
Parmi les 40 pays évalués pour les restrictions de déplacement, Haïti figurait dans la zone orange avec Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.
Cette initiative de restrictions s’inscrit dans la lignée des actions entreprises par Donald Trump durant son premier mandat, notamment les interdictions de voyage ciblant certains pays majoritairement musulmans. Ces mesures avaient fait l’objet de contestations judiciaires avant d’être validées par la Cour suprême en 2018, après d’importantes modifications.
Le décret de janvier exigeait aussi des autorités américaines un réexamen des visas déjà délivrés et l’identification des ressortissants des pays concernés entrés aux États-Unis depuis l’administration Biden. Selon USA TODAY, le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé la révocation quotidienne de visas, principalement pour des motifs de sécurité nationale ou d’implications criminelles.
« Si ces informations avaient été disponibles avant l’octroi du visa, l’aurions-nous accordé ? Si la réponse est négative, nous procédons à sa révocation, » a expliqué Rubio, cité par USA TODAY. Il a mentionné qu’environ 300 visas étudiants étaient concernés jusqu’à présent.
En outre, plusieurs individus ont récemment été expulsés ou arrêtés par les autorités américaines, notamment des étudiants et travailleurs étrangers accusés, sans preuve, d’avoir des connexions avec des organisations terroristes ou d’être impliqués dans des activités criminelles.