Port-au-Prince, mardi 13 janvier 2025_ Le Ministère du Commerce et de l’Industrie salue le renouvellement de la loi d’extension du programme de relance économique d’Haïti (Help/Hope), HR 6504, le lundi 12 janvier 2026, par la Chambre des Représentants des États-Unis , adopté, à une large majorité bipartite , 345 voix pour, 45 contre.
Pour le ministère, cette étape marque un pas décisif dans le renforcement de l’industrie textile et, par conséquent, de l’emploi en Haïti.
En effet, ce programme permet aux produits textiles et aux vêtements haïtiens d’accéder au marché américain en franchise de droits de douane, un dispositif essentiel qui représente près de 90 % des exportations du pays et contribue directement au maintien de milliers d’emplois, estime le MCI.
Le ministère réaffirme son engagement à accompagner le développement du secteur productif haïtien, à préserver l’emploi et à favoriser un climat propice à l’investissement et à la croissance économique du pays.
« Il est important de souligner que cette avancée résulte des démarches diplomatiques et institutionnelles soutenues menées par le Ministre James Monazard, tant auprès des organisations de travailleurs et des acteurs du secteur privé avec un épaulement sans réserve de l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) qu’auprès des autorités à Washington. »
Le projet de loi est désormais transmis au Sénat américain pour examen. En cas d’adoption finale, il rétablirait et prolongerait rétroactivement les avantages commerciaux jusqu’au 31 décembre 2028, renforçant ainsi la stabilité du secteur industriel haïtien et consolidant la confiance des investisseurs, selon la note.
La députée María Elvira Salazar, fervente défenseure des programmes commerciaux Hope/Help, a contribué à l’élaboration du cadre désormais étendu par la loi adoptée aujourd’hui, selon Salazar.house.gov .
En tant que présidente de la sous-commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants pour l’hémisphère occidental, elle a toujours insisté sur le fait que l’engagement économique est essentiel pour promouvoir la stabilité en Haïti et réduire les facteurs à l’origine des crises humanitaires et des migrations irrégulières.
Elle a déclaré : «face à une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent en Haïti, il est essentiel de maintenir les activités des entreprises légitimes dans le pays ».
« Les programmes commerciaux Hope/Help soutiennent plus de 10 000 emplois haïtiens, réduisent les pressions migratoires et offrent une véritable voie vers la stabilité et la reprise. Renforcer l’économie haïtienne est non seulement un impératif moral, mais aussi un intérêt stratégique pour les États-Unis. »
La version actuelle du projet de loi a été présentée lors de cette législature par le représentant Greg Murphy, en collaboration avec la représentante Salazar.
« Les programmes Hope/Help ont offert de réelles opportunités économiques à des milliers de personnes en Haïti qui ont désespérément besoin de stabilité, d’espoir et d’un avenir meilleur face à des crises sans précédent », a t-il déclaré.
L’AAFA se félicite du vote de la Chambre
L’American Apparel & Footwear Association (AAFA) s’est félicitée de l’adoption, par la Chambre des représentants, de la loi de prolongation du programme de relance économique d’Haïti , avec le soutien des deux partis, lit-on sur son site.
L’AAFA rappelle que depuis plus de 15 ans, les programmes Haïti Hope/Help soutiennent les industries textiles américaines et haïtiennes en accordant à Haïti un accès en franchise de droits pour les vêtements et les produits textiles, et en tissant des liens commerciaux solides entre les deux pays voisins.
« Le vote d’hier témoigne d’une reconnaissance bipartisane du fait que la protection des industries africaines et haïtiennes de l’habillement et de la chaussure renforce l’industrie américaine de l’habillement et de la chaussure, ainsi que ses 3,6 millions d’emplois, en ouvrant des marchés aux exportations américaines de coton et de textiles et en favorisant la diversification des approvisionnements », a déclaré Beth Hughes, vice-présidente de l’AAFA en charge des politiques commerciales et douanières, faisant aussi référence à la loi de prolongation de l’AGOA, qui depuis 25 ans, offre aux pays éligibles d’Afrique subsaharienne un accès en franchise de droits, renforçant ainsi les exportations américaines de textiles et d’agriculture et favorisant un large éventail de partenariats commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique.
« Ces programmes promeuvent des chaînes d’approvisionnement stables et transparentes tout en élargissant les perspectives économiques. Nous insistons sur la nécessité d’une action rapide, le projet de loi étant désormais soumis au Sénat. »


