Haïti: Plusieurs opérations policières menées contre les gangs armés au cours du week-end

CTN News
Par CTN News
Categories: Haïti Sécurité

La Police nationale d’Haïti (PNH) a mené, ces derniers jours, une série d’opérations ciblées dans plusieurs communes du pays, ayant permis de neutraliser plusieurs individus armés, de saisir des armes de gros calibre et de rétablir la circulation sur des axes stratégiques, selon des informations communiquées par la Direction de la communication de la police (DICOP).

Le dimanche 1er février 2026, une opération policière conduite dans la commune de Croix-des-Bouquets a conduit à la neutralisation de trois bandits, mortellement blessés lors des échanges avec les forces de l’ordre. Deux armes de gros calibre, dont un fusil AK-47 et un fusil HK G3, ont également été saisies, informe la DICOP.

D’après la Direction de la communication de la police, les individus visés étaient activement impliqués dans des actes criminels mettant en danger la sécurité de la population.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre des opérations continues de la PNH visant à neutraliser les groupes armés et à rétablir l’ordre public dans la zone.

La veille, soit le samedi 31 janvier 2026, une autre opération d’envergure a été menée dans la commune de Tabarre. Plusieurs bandits ont été mortellement blessés et plusieurs armes saisies, selon une note de la PNH.

Deux fusils, un M16 et un Kalachnikov, ont notamment été récupérés. Huit bandits ont été mortellement touchés, dont Zotolan, Ti Toni, Breke et Ti Piquan ainsi connus.

Au cours de cette intervention, la police a également procédé au rebouchage de trois trous creusés par les bandits sur la route reliant le pont de Tabarre à Carrefour Marassa, afin d’entraver la circulation. L’axe routier a ainsi été débloqué et partiellement réparé, permettant à la population de circuler de nouveau « plus librement et sans crainte. »

Par ailleurs, dans le cadre des efforts visant à libérer les zones occupées par des groupes armés, les forces de l’ordre ont mené, le vendredi 30 janvier 2026, une intervention dans le secteur du Bas Bel-Air, notamment aux abords des rues Tiremasse et Traversière.

Cette opération, qualifiée de ciblée et préparée par la PNH, a permis la saisie de deux armes à feu, un fusil de type M14 et un fusil de calibre 12, accompagnés de munitions, de trois chargeurs, d’une longue-vue, ainsi que d’un passeport. Le matériel saisi a été placé sous scellé, tandis qu’une enquête est en cours pour déterminer son origine et identifier les responsables.

Sur le plan stratégique, le Commandant en chef de la Police nationale, André Jonas Vladimir Paraison, a tenu, le samedi 31 janvier 2026, une réunion de « haut niveau » avec les membres du Haut Commandement et les directeurs départementaux, lit-on sur la page Facebook officielle de l’institution policière.

Les discussions ont porté sur le « renforcement des dispositifs de sécurité à travers le pays, le déploiement de nouveaux policiers récemment formés à l’École nationale de police (ENP) et l’amélioration des équipements, notamment par la dotation de blindés dans certains départements. »

À l’issue de cette rencontre, des instructions formelles ont été données afin de garantir la sécurité de la population et d’assurer la protection des infrastructures sur l’ensemble des dix départements du pays, peut-on y lire.

Le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, a fixé au début du mois de janvier un délai clair pour le rétablissement de la libre circulation sur les axes essentiels à l’économie et à la vie sociale du pays.

« Je peux garantir que Port-au-Prince n’est pas tombée et ne tombera pas », a-t-il assuré lors d’une intervention à l’émission Panel Magik sur radio Magik9 le mercredi 7 janvier 2026. « Les voies menant vers le Sud et le Nord seront ouvertes avant le 7 février. »

Cette date marque la fin théorique du mandat du Conseil présidentiel de transition.

L’ancien directeur général de la Police nationale d’Haïti a reconnu que son arrivée à la secrétairerie d’État, en mars 2025, s’était heurtée à des « incompréhensions » avec la direction policière de l’époque, entravant la mise en place d’une synergie efficace.

« À ce moment-là, les forces de l’ordre avaient besoin d’un leadership capable de les aider à donner le maximum », a-t-il expliqué, sans détailler les divergences passées.

De son côté, la PNH réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte contre le banditisme armé et appelle la population à continuer de collaborer avec les forces de l’ordre en partageant toute information utile.

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