Port-au-Prince, lundi 9 février 2026_La fin du mandat du Conseil présidentiel de transition en Haïti, intervenue le 7 février 2026, marque une étape décisive dans le processus de retour à l’ordre institutionnel, selon les principaux acteurs la communauté internationale.
À cette occasion, plusieurs pays partenaires, dont la République dominicaine, le Canada et la France, ont réaffirmé leur soutien au gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et appelé à une mobilisation accrue en faveur de la sécurité et de la stabilité démocratique.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement dominicain a exhorté les dirigeants politiques haïtiens à préserver la cohésion institutionnelle et à maintenir leur appui à l’exécutif en place.
Soulignant la gravité du contexte sécuritaire et politique, la République Dominicaine estime que la communauté internationale attend des signes clairs de consensus et de responsabilité, tandis que la population haïtienne aspire à un gouvernement capable de répondre à ses besoins fondamentaux et de conduire le pays vers la normalité institutionnelle.
La République dominicaine a également mis en avant le déploiement imminent de la Force de Répression des Gangs (FRG/GSF), ainsi que d’autres mécanismes multilatéraux destinés à appuyer la stabilisation du pays, l’organisation d’élections et le renforcement des institutions.
Elle a salué les premiers résultats obtenus par « la force spéciale » (Task Force, NDRL) mise en place par le Premier ministre Fils-Aimé, estimant que toute action visant à rétablir l’autorité de l’État est essentielle à la réussite des efforts en cours.
La République Dominicaine a par ailleurs réaffirmé son attachement aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies concernant Haïti, notamment la résolution 2793, et appelé à leur mise en œuvre pleine et rapide.
De son côté, le Canada, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a souligné que la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition constitue une étape importante vers le renouveau de la gouvernance haïtienne.
Ottawa a exprimé sa confiance dans la capacité du Premier ministre et de son cabinet à améliorer la situation sécuritaire et à organiser des élections générales, afin de rétablir le droit constitutionnel du peuple haïtien de choisir librement ses dirigeants.
Le Canada a réaffirmé sa disponibilité à poursuivre son soutien en matière de sécurité et de retour à la stabilité démocratique, en insistant sur la nécessité de placer les solutions haïtiennes au cœur du processus.
La France a également pris acte de la fin officielle de la transition, conformément à l’accord politique du 3 avril 2024. Paris a salué la transmission ordonnée du pouvoir exécutif par le président sortant du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, au Conseil des ministres dirigé par le Premier ministre Fils-Aimé.
Les autorités françaises ont encouragé le gouvernement haïtien à renforcer les capacités de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées d’Haïti, tout en intensifiant la lutte contre les gangs criminels et leurs soutiens, y compris par le biais de l’appareil judiciaire.
La France a confirmé la poursuite de son appui aux forces de sécurité haïtiennes, son accompagnement du déploiement de la GSF dans le cadre de la résolution 2793, ainsi que le maintien de son aide humanitaire et de ses investissements solidaires.
Elle a enfin appelé l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile à travailler de concert avec les autorités intérimaires afin de garantir la stabilité, la sécurité et le retour à l’ordre constitutionnel et démocratique par des élections libres et inclusives.
Les États-Unis se disent prêts à travailler avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son gouvernement intérimaire, saluant le transfert pacifique des responsabilités exécutives en Haïti, intervenu le 7 février 2026 avec la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Washington reconnaît ainsi la nouvelle configuration institutionnelle menée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son Conseil des ministres, désormais chargés d’exercer l’autorité exécutive à titre intérimaire, rappelant que la stabilisation durable dépend d’une gouvernance responsable et d’une amélioration concrète de la sécurité.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a officiellement pris les commandes de l’exécutif haïtien samedi 7 février 2026, à l’occasion d’une cérémonie à la Villa d’Accueil marquant la fin du mandat de 22 mois du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Cette prise de fonction intervient alors que la classe politique et les acteurs de la société civile engagés dans la recherche d’une solution à la crise s’étaient montrés incapables de trouver un consensus pour remplacer le CPT.
La cérémonie consacrant la fin du mandat du CPT et le transfert de tous les pouvoirs exécutifs à Fils-Aimé s’est déroulée en présence de seulement cinq conseillers-présidents, dont le coordonnateur Laurent Saint-Cyr, ainsi que de membres du gouvernement, de représentants du corps diplomatique et d’autres personnalités.
Les autres conseillers-présidents, qui s’étaient engagés dans un dialogue « inter-haïtien » pour pourvoir au remplacement du Conseil et désigner un nouveau Premier ministre, n’y ont pas assisté.
Bien que Lesly Voltaire ait fait une brève apparition avant le début des événements et que Louis Gerald Gilles soit arrivé sur la fin, Égard Leblanc et Fils Alphonse Jean ont brillé par leur absence totale.
Le désormais chef de l’exécutif monocéphale, Alix Didier Fils-Aimé, a dans une adresse la nation, samedi 7 fevrier, quelques heures après le départ du CPT, reconnu que la transition était incomplète, bloquée par l’insécurité persistante qui a empêché la tenue d’élections.
« La République ne cédera ni devant le découragement ni devant la division », a-t-il affirmé. Il a réitéré que la mission restait inchangée : « rétablir la sécurité, organiser des élections libres, inclusives et démocratiques, et remettre le pouvoir aux dirigeants que le peuple aura librement choisis ».
Dans un appel à l’unité nationale, M. Fils-Aimé a invité « toutes les forces vives du pays » – partis politiques, société civile, secteur privé, leaders religieux, artistes, jeunes, femmes, paysans – à se rassembler. Il a également lancé un message à la communauté internationale, exprimant la gratitude d’Haïti pour le soutien reçu tout en appelant à « un engagement plus solide, plus coordonné et plus durable en faveur de la stabilité du pays ».


