L’administration Trump entend lancer une vaste opération dans la ville de Boston dans les prochains jours ou prochaines semaines. En effet, selon Politico et Newsmax, Boston pourrait bientôt faire face à une opération majeure. Ce « blitz migratoire » devrait débuter le mois prochain.
Les services fédéraux prévoient d’envoyer de nombreux agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans la ville. En même temps, une action similaire se prépare à Chicago. Ces deux villes résistent aux règles fédérales sur l’immigration. De plus, elles gardent leur statut de villes sanctuaires, offrant des protections aux immigrants. Les élus locaux refusent de collaborer avec les autorités fédérales. Ils ne veulent pas aider à arrêter ni à expulser les sans-papiers. Cette position vaut même pour ceux qui ont un casier judiciaire, a déploré l’administration Trump.
Des moyens financiers renforcés par une nouvelle loi
Le One Big Beautiful Bill Act, voté par le Congrès, change la donne. Grâce à cette loi budgétaire, ICE reçoit les moyens nécessaires pour conduire ses opérations. Ainsi, l’agence peut mieux contrôler et expulser dans les zones ciblées.
Tom Homan, expert à la Maison-Blanche sur les frontières, défend ce plan. Cette semaine, il a déclaré : « Ces villes sanctuaires qui ne coopèrent pas avec ICE créent un risque. Des personnes dangereuses y circulent librement. Nous allons agir. » Et d’ajouter : « Nous utiliserons nos ressources là où il y a des problèmes, comme les villes sanctuaires. » Pour lui, c’est une réponse nécessaire face aux « étrangers illégaux qui sont dans nos rues chaque jour », a-t-il fait savoir selon Newsmax.
La riposte du maire de Boston
À Boston, la réaction a été immédiate et ferme. La maire Michelle Wu a clairement rejeté les avertissements du ministère de la Justice.
Au début du mois, Pam Bondi, la procureure générale des États-Unis, avait adressé un message direct aux autorités locales. Elle leur rappelait notamment l’importance de suivre les directives fédérales sur l’immigration.
Des menaces balayées par Michelle Wu, qui est restée ferme dans sa position. « Notre ville est la plus sûre du pays car nous protégeons tout le monde », a-t-elle déclaré avec conviction, ajoutant : « À Boston, nous ne cédons pas aux intimidations. Nous restons debout face aux menaces, surtout quand ces tactiques semblent illégales et dépassent les limites. »
Pam Bondi avait toutefois durci le ton.
Elle a envoyé un courrier à 32 juridictions sanctuaires, dont Boston. Dans cette lettre, elle souligne que les responsables qui bloquent l’action fédérale contre l’immigration illégale risquent des poursuites.
« Les territoires sanctuaires qui privilégient les étrangers illégaux aux citoyens américains ont deux choix : négocier ou nous affronter en justice », a-t-elle annoncé le 14 août sur X, selon Newsmax.
Cette position montre que le gouvernement durcit sa stratégie. Désormais, il compte utiliser tous les moyens, y compris juridiques, pour forcer les villes résistantes à coopérer.
À Boston, les groupes de soutien aux immigrants s’inquiètent vivement. En effet, ils craignent que ces nouvelles actions créent une atmosphère d’anxiété dans la communauté, où les familles sans-papiers pourraient vivre dans une peur constante des interventions.
Les prochains mois décisifs
La réalisation de cette opération au Massachusetts dépendra des moyens d’ICE et du degré de coopération des gouvernements locaux. Cependant, les messages de la Maison-Blanche indiquent clairement que la décision est déjà prise.
Pour l’instant, les résidents attendent de voir si l’administration mettra en œuvre ce « blitz migratoire ».
Crédits : Article basé sur des informations rapportées par Politico et publié par Newsmax
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Source: Newsmax