Artibonite : La Jeunesse Gonaïvienne en Réveil lance sa première cohorte de formation

Darbouze Figaro

Dans le département de l’Artibonite, une nouvelle dynamique s’installe au sein de la jeunesse. Après son lancement officiel le 18 janvier 2026, le mouvement Jeunesse Gonaïvienne en Réveil franchit une étape décisive avec le démarrage de sa première cohorte de formation. Fidèle aux engagements annoncés par son leader, Jamesson Jn-Baptiste, la structure met en œuvre un ambitieux programme d’activités pour l’année 2026, axé sur le renforcement des capacités des jeunes.

Le samedi 21 février 2026 marque ainsi le début officiel d’une série de formations dans trois domaines stratégiques : le marketing, les relations publiques et l’entrepreneuriat. Cette initiative s’inscrit dans une vision claire : offrir aux jeunes des outils concrets pour affronter les défis socio-économiques actuels et participer activement au développement local.

Prévue pour une durée de trois mois, cette formation se veut pratique et orientée vers les résultats. Elle vise à doter les participants de compétences techniques et stratégiques leur permettant non seulement de mieux s’intégrer dans le marché du travail, mais aussi de créer leurs propres opportunités. À travers des modules structurés, les jeunes bénéficient d’un encadrement sur les bases du marketing moderne, les techniques de communication et de relations publiques, l’élaboration de projets entrepreneuriaux, ainsi que le leadership et la gestion d’équipe.

Parmi les intervenants figure Lord Edwind Byron, Directeur de CIAC et responsable l’Alliance Française des Gonaïves, qui met son expertise et son expérience au service des participants. Son apport contribue à enrichir le contenu pédagogique et à renforcer la qualité de la formation. L’objectif est clair : former une jeunesse compétente, responsable et capable d’innover dans un environnement souvent marqué par l’incertitude.

L’enthousiasme des participants témoigne de la pertinence de cette initiative. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance envers les responsables du mouvement. Dans un contexte où les opportunités d’encadrement structuré restent limitées, cette formation représente pour beaucoup une chance précieuse de développement personnel et professionnel. Elle constitue également un pas important vers l’autonomisation et la responsabilisation de la jeunesse gonaïvienne.

De son côté, Jamesson Jn-Baptiste a salué le lancement effectif de cette première cohorte tout en soulignant que le travail ne fait que commencer. Satisfait de voir la jeunesse répondre présente, il a toutefois exprimé son ras-le-bol face aux difficultés persistantes qui freinent l’épanouissement des jeunes en Haïti. Selon lui, la formation et l’engagement constituent des leviers essentiels pour sortir de la précarité et impulser un véritable changement.

« Pour moi, c’est déjà une réussite. Mais la jeunesse a besoin de beaucoup plus que cela », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité pour les jeunes de rester actifs, disciplinés et déterminés. « Il faut couper le sommeil pour apprendre, pour se former et pour sortir de la misère. Le développement local commence par une jeunesse consciente, formée et déterminée. »

Au-delà de ces trois mois de formation, d’autres programmes sont déjà en préparation. Jeunesse Gonaïvienne en Réveil entend élargir ses actions à d’autres secteurs stratégiques afin de créer une dynamique durable de transformation sociale dans l’Artibonite. À travers cette initiative, le mouvement ambitionne de bâtir une nouvelle génération de leaders capables de contribuer efficacement au développement local et national.

 

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