Àl’approche de la commémoration du 1er anniversaire de l’assassinat crapuleux du président Jovenel Moïse chez lui à Pèlerin 5 , dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, l’inspection générale de la police nationale d’Haiti a durci le ton en termes de sanctions vis-à -vis des policiers impliqués dans cette affaire. Elle a ordonné le renvoi de 33 agents de la PNH et la mise en disponibilité de 3 autres.
C’est le porte-parole de la PNH, l’inspecteur divisionnaire Garry Desrosiers qui a fait l’annonce en conférence de presse mardi 28 juin 2022. Il a indiqué que l’IGPNH a recommandé le renvoi de plus de vingt policiers alors que trois autres ont été mis en disponibilité dans le cadre de l’enquête administrative relative à l’assassinat de l’ex-chef d’Etat.
Dans le cadre de cette affaire, la police nationale d’Haïti indique avoir confisqué plusieurs armes à feu, des grenades à fragmentation, des véhicules et d’autres matériels qui ont été utilisés pour faciliter l’exécution du crime.
La direction centrale de la police judiciaire recherche activement une dizaine de personnes impliquées dans l’assassinat de Jovenel Moïse, selon ce qu’a fait savoir l’inspecteur divisionnaire Garry Desrosiers.
Notons que plusieurs policiers sont incarcérés au pénitencier national pour leur implication dans ce meurtre dont Dimitri Hérard, chef de l’Unité de sécurité générale du Palais national, et Jean Laguel Civil, coordonnateur de la sécurité du président.
Les mesures adoptées par l’inspection générale de la police nationale d’Haiti surviennent à quelques jours de la commémoration du 1er anniversaire de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse le 7 juillet 2022.


