L’administration Trump annonce la suspension des financements fédéraux aux villes sanctuaires dès février

CTN News

L’administration Trump a annoncé qu’elle mettra fin, à compter du 1er février, aux financements fédéraux accordés aux villes dites  » sanctuaires », ainsi qu’aux États qui les abritent.

Cette décision marque une nouvelle étape dans la politique migratoire restrictive menée par la Maison-Blanche.

S’exprimant à Washington, le président Trump a justifié cette mesure par la nécessité, selon lui, de renforcer l’application des lois fédérales en matière d’immigration. Il a accusé les juridictions sanctuaires de faire obstacle au travail des autorités fédérales, affirmant qu’elles cherchent, je cite, à « protéger des criminels au détriment des citoyens américains ».

Selon des informations rapportées par Western Mass News (WGGB/WSHM), la suspension des paiements fédéraux concernera non seulement les municipalités se déclarant villes sanctuaires, mais également les États dans lesquels elles sont situées. À ce stade, aucune liste officielle des programmes concernés ni des montants affectés n’a été rendue publique.

Boston directement concernée dans le Massachusetts

Dans le Massachusetts, Boston est la seule ville officiellement reconnue comme ville sanctuaire. L’État du Massachusetts, en revanche, n’est pas classé comme État sanctuaire, contrairement au Connecticut voisin, qui applique à l’échelle de l’État des politiques limitant la coopération avec les autorités fédérales de l’immigration.

Cette distinction pourrait avoir des conséquences budgétaires importantes pour certaines municipalités, notamment en ce qui concerne les subventions fédérales liées à la sécurité publique, au logement, aux infrastructures ou aux programmes sociaux. Les autorités locales n’ont pas encore précisé comment elles entendent faire face à un éventuel manque à gagner.

La décision annoncée par l’administration Trump s’inscrit dans une série d’initiatives visant à contraindre les gouvernements locaux à coopérer davantage avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Lors de tentatives similaires par le passé, plusieurs villes et États avaient engagé des poursuites judiciaires, estimant que l’exécutif fédéral ne pouvait conditionner certains financements sans l’approbation du Congrès.

À ce stade, aucun détail n’a été communiqué sur la base juridique précise permettant au gouvernement fédéral de suspendre ces paiements dès février. Des experts en droit constitutionnel s’attendent toutefois à une vague de contestations devant les tribunaux fédéraux si la mesure est effectivement mise en œuvre.

Des réactions locales attendues

Les responsables des villes sanctuaires ont, par le passé, défendu leurs politiques en affirmant qu’elles visent à renforcer la confiance entre les forces de l’ordre locales et les communautés immigrées, y compris celles en situation irrégulière. Selon eux, ces approches contribueraient à améliorer la sécurité publique plutôt qu’à la compromettre.

Pour l’heure, ni la mairie de Boston ni les autorités de l’État du Massachusetts n’ont publié de réaction officielle à l’annonce présidentielle.

Les changements annoncés doivent entrer en vigueur le 1er février, selon la Maison-Blanche, ouvrant une nouvelle phase de tensions entre l’administration Trump et plusieurs gouvernements locaux à travers les États-Unis.

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Source : Western Mass News (WGGB/WSHM), janvier 2026.

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